Salut
J'avais des fourmilles dans les jambes, j'ai décidé de faire un peu prendre l'air à mon blog. J'ai donc changé d'adresse et d'hébergeur.
Désormais, retrouvez la suite de mes aventures et mon Journal de bord à cette adresse :
http://pseudojune.wordpress.com
Et voilà !
:)
mardi 25 novembre 2008
vendredi 21 novembre 2008
20h37
Les lunettes me tombent des yeux, plus rien ne les accroche. La nuit me tombe des yeux, plus rien ne la retient. Elle se tord, s'arrache, rampe tout autour, dans les coins de la chambre. Humeur gutturale.
L'obscurité enlève le voir et la quiétude sa compagne. Pendant tout le jour, les petits détails diurnes fourmillent devant les yeux captifs. Ils gardent le cerveau en laisse.
Quand vient la nuit, laissé à lui-même et les autres sens impressionnés par tant de noir, le cerveau tente une fuite vers l'inconscience. Mais les idées informes remontent et se meuvent déjà à la surface. Le cerveau s'affole, perd sa mesure, se dérègle, trébuche et roule sur lui-même. Il se relève en boitant. L'écriture est en marche.
(...21h07. Ajout.)
Coup d'arrêt. La Bureaucratie a balayé nonchalamment tout ce galimatias. Les papiers administratifs, ça tue l'inspiration.
L'obscurité enlève le voir et la quiétude sa compagne. Pendant tout le jour, les petits détails diurnes fourmillent devant les yeux captifs. Ils gardent le cerveau en laisse.
Quand vient la nuit, laissé à lui-même et les autres sens impressionnés par tant de noir, le cerveau tente une fuite vers l'inconscience. Mais les idées informes remontent et se meuvent déjà à la surface. Le cerveau s'affole, perd sa mesure, se dérègle, trébuche et roule sur lui-même. Il se relève en boitant. L'écriture est en marche.
(...21h07. Ajout.)
Coup d'arrêt. La Bureaucratie a balayé nonchalamment tout ce galimatias. Les papiers administratifs, ça tue l'inspiration.
mercredi 19 novembre 2008
En couleur... presque
De plus en plus, mon blog devient un lieu privilégié où décharger les photos qui m'ont plu ou les lieux qui m'ont plu pris en photos. Il s'agit aussi de ne pas trop charger mon compte Flickr, comme je suis dans une humeur photographique en ce moment ! hihi. Et puis c'était ma sortie d'aujourd'hui.
Ces derniers temps, je me suis rendue plusieurs fois dans cette immeuble de la rue de la tête d'or, pour aller consulter un spécialiste. La première fois que j'ai franchi la porte, j'ai étais impressionnée par la taille imposante du hall, les boiseries, les décorations sur les murs, au-dessus des portes, dans les escaliers.
Ce n'est pas le premier immeuble de cette sorte que je vois. Celui de mon généraliste avait plain de fresques peintes.... Ca rappelle que Lyon au XIXe siècle était très puissante, et tellement bourgeoise. La lutte des classes était si visible dans la géographie de la ville, son architecture et sa respiration. Les canuts entassés sur leur imbroglio de colline, et les riches commerçants qui se cognaient aux murs droits et froids de leurs bâtisses haussmaniennes et sévères. 9a donne des vitraux au ras du sol, des lustres dans le hall d'entrée, et de long couloirs effrayant et désaturés de vide. Un sacré immeuble.
Ces derniers temps, je me suis rendue plusieurs fois dans cette immeuble de la rue de la tête d'or, pour aller consulter un spécialiste. La première fois que j'ai franchi la porte, j'ai étais impressionnée par la taille imposante du hall, les boiseries, les décorations sur les murs, au-dessus des portes, dans les escaliers.
Ce n'est pas le premier immeuble de cette sorte que je vois. Celui de mon généraliste avait plain de fresques peintes.... Ca rappelle que Lyon au XIXe siècle était très puissante, et tellement bourgeoise. La lutte des classes était si visible dans la géographie de la ville, son architecture et sa respiration. Les canuts entassés sur leur imbroglio de colline, et les riches commerçants qui se cognaient aux murs droits et froids de leurs bâtisses haussmaniennes et sévères. 9a donne des vitraux au ras du sol, des lustres dans le hall d'entrée, et de long couloirs effrayant et désaturés de vide. Un sacré immeuble.
lundi 17 novembre 2008
La Meuse Libre (ah bon, elle l'était pas ?)
Vous vous souvenez du sabotage des voies SNCF des ces derniers temps ?
Les coupables présumés ont été arrêtés, menottés, jetés en prison ! C'étaient des ANARCHISTES !!!!! RRAAAAAAHHHHHH ! (bah ouais, les anarchistes, ça fait peur - pis ça s'habille en noir comme tous les méchants - et ça veut tout casser dans les institutions et dans les faits , aussi. Ca aime pas le train les anarchistes. Le train, c'est tellement bourgeois comme dirait l'autre ;).
Menfin leur quartier général, c'était un bon quartier général : dans un trou de pequenots, bien au chaud, loin des villes et des hordes de policiers. Dans la Creuse ou la Corrèze, je sais plus trop. Pis y avait un(e), c'était même un MEUSIEN.
Bah ouais. Y a des meusiens anarchistes aussi. Pas que des Meusiens vieux, ou des Meusiens au chômage, ou des Meusiens partis de Meuse, ou des Meusiens lambda (ou bêta hihi).
La preuve, que la Meuse veut être libre de la tyrannie étatique, cliquez là ! ou là ! (c'est la même adresse).
Et puis une bonne nouvelle qui n'a rien à voir : la gare de l'Est est décidément ma gare préférée, surtout depuis qu'on y trouve des VRAIS bretzels qui arrivent avec le train de Munich à 8h du matin, et une super boutique "En passant par la Lorraine" avec tous les produits qu'on trouve dans nos boutiques gourmandes ! Je salivais devant la vitrine, et je sais que je serai sauvée si un jour je viens habiter à nouveau à Paris !
(je sais pas, je suis d'une humeur majuscule ce soir).
Les coupables présumés ont été arrêtés, menottés, jetés en prison ! C'étaient des ANARCHISTES !!!!! RRAAAAAAHHHHHH ! (bah ouais, les anarchistes, ça fait peur - pis ça s'habille en noir comme tous les méchants - et ça veut tout casser dans les institutions et dans les faits , aussi. Ca aime pas le train les anarchistes. Le train, c'est tellement bourgeois comme dirait l'autre ;).
Menfin leur quartier général, c'était un bon quartier général : dans un trou de pequenots, bien au chaud, loin des villes et des hordes de policiers. Dans la Creuse ou la Corrèze, je sais plus trop. Pis y avait un(e), c'était même un MEUSIEN.
Bah ouais. Y a des meusiens anarchistes aussi. Pas que des Meusiens vieux, ou des Meusiens au chômage, ou des Meusiens partis de Meuse, ou des Meusiens lambda (ou bêta hihi).
La preuve, que la Meuse veut être libre de la tyrannie étatique, cliquez là ! ou là ! (c'est la même adresse).
Et puis une bonne nouvelle qui n'a rien à voir : la gare de l'Est est décidément ma gare préférée, surtout depuis qu'on y trouve des VRAIS bretzels qui arrivent avec le train de Munich à 8h du matin, et une super boutique "En passant par la Lorraine" avec tous les produits qu'on trouve dans nos boutiques gourmandes ! Je salivais devant la vitrine, et je sais que je serai sauvée si un jour je viens habiter à nouveau à Paris !
(je sais pas, je suis d'une humeur majuscule ce soir).
samedi 15 novembre 2008
... Et un petit tour à Fontainebleau
De passage à la station d'Ecologie cette semaine, j'ai trouvé l'endroit fort photogénique !
Une multitude de reflets embués qui se chevauchent dans cette photo aux repères embrouillés, devant une des serres.
Couches :

La forêt de Fontainebleau est le lieu de promenade des parisiens du dimanche. Elle est célèbre pour ses rochers, petits et gros, moult présents et sur lesquels on fait de l'escalada (bah ouais, pas facile de trouver des montagnes autour de Paris !). en voici un :

La forêt est encore miroitante de la décrépitude automnale. Le sol n'est que couleurs et feuilles mêlées, les arbres sont alourdis de teintes âcres et attirantes. La forêt s'offrait tellement aux pas des promeneurs... L'on voyait tous les matins à la gare de Lyon, un groupe de randonneurs suréquipés et surchargés, au pas alerte et excité. Il suffisait de les suivre pour trouver le train ferrailleux, fatigué et brinquebalant qui nous ferait traverser la grisaille banlieusarde jusqu'à la forêt.
L'écume des feuilles :

Un très haut chêne du parc qui va servir à des expérimentations. J'aime énormément regarder les arbres par en-dessous :

Dans la serre tropicale : des plantes étranges et trouées
Une multitude de reflets embués qui se chevauchent dans cette photo aux repères embrouillés, devant une des serres.
Couches :
La forêt de Fontainebleau est le lieu de promenade des parisiens du dimanche. Elle est célèbre pour ses rochers, petits et gros, moult présents et sur lesquels on fait de l'escalada (bah ouais, pas facile de trouver des montagnes autour de Paris !). en voici un :
La forêt est encore miroitante de la décrépitude automnale. Le sol n'est que couleurs et feuilles mêlées, les arbres sont alourdis de teintes âcres et attirantes. La forêt s'offrait tellement aux pas des promeneurs... L'on voyait tous les matins à la gare de Lyon, un groupe de randonneurs suréquipés et surchargés, au pas alerte et excité. Il suffisait de les suivre pour trouver le train ferrailleux, fatigué et brinquebalant qui nous ferait traverser la grisaille banlieusarde jusqu'à la forêt.
L'écume des feuilles :
Un très haut chêne du parc qui va servir à des expérimentations. J'aime énormément regarder les arbres par en-dessous :
Dans la serre tropicale : des plantes étranges et trouées
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jeudi 13 novembre 2008
dimanche 9 novembre 2008
Le moral des Français
Décidément, Télé-Loisirs n'a pas fini de prendre le pouls de la nation ! (et moi j'ai pas fini de vous abreuver d'articles aussi insipides les uns que les autres, tellement la concentration sur un ordinateur ça dure pas longtemps :).
J'en parlais la dernière fois avec xxx. Je lui disais doctement qu'en plus d'être nombrilistes, les Français étaient très préoccupés par leur moral.
Au point que des sondages réguliers mesuraient le morale des Français, mieux encore : des "ménages".
Voici une courbe tirée d'un rapport de l'INSEE (Institut Nationale de Statistiques...) paru au début de l'année 2008 sur le moral des ménages français depuis 1995 (amusez-vous à taper cette expression sur Google, c'est là que ça fiche un coup au moral, ou que ça fait bien rigoler :). Observez notamment comme la courbe chut, chute, chute, après l'élection de S. :
Pour mieux voir, en voici le détail :

C'est sûr que la fameuse ménagère de moins de 50 elle a pas l'air folichonne en ce moment, elle serait plutôt chiffonnée !
Eh bien, illustration : ne voilà-t-il pas que je tombe sur une double-page colorée dans Télé-Loisirs, surmontée de cet énorme titre en lettres noires et épaisses :
"Votre programme télé anti-déprime de la semaine". Et de nous présenter une grille avec que des histoires à la française, et des photos où les gens, surtout, surtout, sourient. Oui, même Télé-Loisirs se préoccupe de notre santé morale.
J'avais entendu aussi à la radio que la France est un des pays les plus psychanalysés d'Europe... Vive la crise ! Ouééé.

Alors : des SOLUTIONS ANTI-DEPRIMES ? Quelques idées.
1. Barak Obama.
Bah ouais, c'est LA solution du moment. Regardez son visage obamesque, et souriez :

2. La chocolat.
Bah ouais. Le grand classique. Mais c'est pô faux.

3. Au choix :
L'amour :)
Sinon le Québec :)
Ou un chaton :)
Et si ça c'est pas possible, eh bah... lire Télé-Loisirs ! hihihi

Allez bonne journée de grisaille !
J'en parlais la dernière fois avec xxx. Je lui disais doctement qu'en plus d'être nombrilistes, les Français étaient très préoccupés par leur moral.
Au point que des sondages réguliers mesuraient le morale des Français, mieux encore : des "ménages".Voici une courbe tirée d'un rapport de l'INSEE (Institut Nationale de Statistiques...) paru au début de l'année 2008 sur le moral des ménages français depuis 1995 (amusez-vous à taper cette expression sur Google, c'est là que ça fiche un coup au moral, ou que ça fait bien rigoler :). Observez notamment comme la courbe chut, chute, chute, après l'élection de S. :

Pour mieux voir, en voici le détail :

C'est sûr que la fameuse ménagère de moins de 50 elle a pas l'air folichonne en ce moment, elle serait plutôt chiffonnée !

Eh bien, illustration : ne voilà-t-il pas que je tombe sur une double-page colorée dans Télé-Loisirs, surmontée de cet énorme titre en lettres noires et épaisses :
"Votre programme télé anti-déprime de la semaine". Et de nous présenter une grille avec que des histoires à la française, et des photos où les gens, surtout, surtout, sourient. Oui, même Télé-Loisirs se préoccupe de notre santé morale.
J'avais entendu aussi à la radio que la France est un des pays les plus psychanalysés d'Europe... Vive la crise ! Ouééé.

Alors : des SOLUTIONS ANTI-DEPRIMES ? Quelques idées.
1. Barak Obama.
Bah ouais, c'est LA solution du moment. Regardez son visage obamesque, et souriez :

2. La chocolat.
Bah ouais. Le grand classique. Mais c'est pô faux.

3. Au choix :
L'amour :)
Sinon le Québec :)
Ou un chaton :)
Et si ça c'est pas possible, eh bah... lire Télé-Loisirs ! hihihi

Allez bonne journée de grisaille !
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Un site à ne pas voir
Toujours dans mes petites recherches pour raconter mes déboire avec KLM (que mes lecteurs, de toute façon, connaissent déjà en long, en large et en travers) lors de mon trajet aller de Lyon à Montréal les 24 et 25 octobre derniers, je recherchais innocemment sur Google le sigle de KLM.
Je tape donc KLM sur Google Images, et voilà ce que je trouve :
Cependant, mon regard est attiré vers la photo juste à côté :
Et me voilà propulsée dans un site où des catastrophes aériennes sont racontées par le menu,
http://www.securiteaerienne.com/node?from=6
C'est un peu voyeuriste, j'avoue, comme tout ce qui est catastrophes et violence en images. Surtout quand on tombe à la page 2 sur une dépêche qui annonce la mise sur le net du stritease d'une hôtesse de l'air dans le cockpit d'un avion de ligne française ! Et en plus, ils mettent la vidéo sur le site !!! J'ai regardé, effectivement, ça ressemble pas à ce qu'on voit dans les cabines éco.
A la page 3, au fait, c'est ce que montre l'image ci-dessus, une collision au décollage entre un avion klm et un avion pan am resté en travers de la piste, qui fait froid dans le dos... suite à un stupide dialogue de sourds. Si c'est très rare, ça reste très impressionnant, et heureusement qu'on oublie ça très vite !
Je tape donc KLM sur Google Images, et voilà ce que je trouve :
Cependant, mon regard est attiré vers la photo juste à côté :
Et me voilà propulsée dans un site où des catastrophes aériennes sont racontées par le menu,http://www.securiteaerienne.com/node?from=6
C'est un peu voyeuriste, j'avoue, comme tout ce qui est catastrophes et violence en images. Surtout quand on tombe à la page 2 sur une dépêche qui annonce la mise sur le net du stritease d'une hôtesse de l'air dans le cockpit d'un avion de ligne française ! Et en plus, ils mettent la vidéo sur le site !!! J'ai regardé, effectivement, ça ressemble pas à ce qu'on voit dans les cabines éco.
A la page 3, au fait, c'est ce que montre l'image ci-dessus, une collision au décollage entre un avion klm et un avion pan am resté en travers de la piste, qui fait froid dans le dos... suite à un stupide dialogue de sourds. Si c'est très rare, ça reste très impressionnant, et heureusement qu'on oublie ça très vite !
samedi 8 novembre 2008
L'homme-drapeau
Salut.
Avant de vous narrer mes aventures et mésaventures québécoises, j'aimerais rapporter une nouvelle in-croy-able lue sur Télé-Loisirs (la grande lecture de mes séjours meusiens, où on apprend des tonnes de trucs !).
Le jeudi précédent, dans l'émission de M6 appelée "Incroyables Talents", un Québécois a fièrement brandi l'étendard de sa province, avec son propre corps ! C'est Dominique Lacasse, alias L'Homme-Drapeau. 33 ans, 5 pieds 7 pouces, 160 lbs, yeux bleus, cheveux courts bruns, allure sportive nous dit son site internet. Belle bête. Remarquez son pull québécois innovant, puisque les rayures ont remplacé les carreaux (c'est une blaaaaaague !)
Le monsieur se sert de ses muscles pour faire de la poésie nous dit Télé-Loisirs. Il se tient au sommet du poteau du drapeau, bras et jambes écartés, à l'horizontale, pendant de longs moments. Il a même battu le record du monde (à l'entraînement seulement, nous précise Télé-Loisirs), qui est maintenant de 43, 5 secondes à se tenir ainsi immobile.
Une sacrée pub pour le Québec, surtout l'année qui fort heureusement va bientôt se terminer de son 400e, bonnes gens !
Le commentateur de l'émission disait sans cesses : "Incroyable"! "Waow"!, sans ciller ni lever les sourcils. Mais attention : l'homme-drapeau a une adversaire de taille. Qui sera l'Incroyable Talent, Caroline, blonde petite chanteuse de 12 ans, ou Dominique le petit homme plein de muscles ?
Vous voulez voir sa performance en demi-finale : cliquez ici.
Je tiens aussi à souligner le commentaire d'un membre du jury qui n'a jamais l'air de s'emmerder, à propos de la belle petite gueule de Dominique le Québécois et son sex appeal en France (non, ce n'est pas un sous-entendu pour personne, hihi) : "En plus, vous êtes québécois, c'est beaucoup d'avantages pour vous, ça.." Et toutes les filles de crier et d'applaudir. Mmmh....
Avant de vous narrer mes aventures et mésaventures québécoises, j'aimerais rapporter une nouvelle in-croy-able lue sur Télé-Loisirs (la grande lecture de mes séjours meusiens, où on apprend des tonnes de trucs !).
Le jeudi précédent, dans l'émission de M6 appelée "Incroyables Talents", un Québécois a fièrement brandi l'étendard de sa province, avec son propre corps ! C'est Dominique Lacasse, alias L'Homme-Drapeau. 33 ans, 5 pieds 7 pouces, 160 lbs, yeux bleus, cheveux courts bruns, allure sportive nous dit son site internet. Belle bête. Remarquez son pull québécois innovant, puisque les rayures ont remplacé les carreaux (c'est une blaaaaaague !)
Le monsieur se sert de ses muscles pour faire de la poésie nous dit Télé-Loisirs. Il se tient au sommet du poteau du drapeau, bras et jambes écartés, à l'horizontale, pendant de longs moments. Il a même battu le record du monde (à l'entraînement seulement, nous précise Télé-Loisirs), qui est maintenant de 43, 5 secondes à se tenir ainsi immobile.
Une sacrée pub pour le Québec, surtout l'année qui fort heureusement va bientôt se terminer de son 400e, bonnes gens !
Le commentateur de l'émission disait sans cesses : "Incroyable"! "Waow"!, sans ciller ni lever les sourcils. Mais attention : l'homme-drapeau a une adversaire de taille. Qui sera l'Incroyable Talent, Caroline, blonde petite chanteuse de 12 ans, ou Dominique le petit homme plein de muscles ?
Vous voulez voir sa performance en demi-finale : cliquez ici.
Je tiens aussi à souligner le commentaire d'un membre du jury qui n'a jamais l'air de s'emmerder, à propos de la belle petite gueule de Dominique le Québécois et son sex appeal en France (non, ce n'est pas un sous-entendu pour personne, hihi) : "En plus, vous êtes québécois, c'est beaucoup d'avantages pour vous, ça.." Et toutes les filles de crier et d'applaudir. Mmmh....
jeudi 23 octobre 2008
Le Grand Saut
C'est demain le début du voyage, prendre le bus, puis l'avion, puis encore l'avion, puis le bus, puis le train, puis le métro, puis une petite marche et enfin arriver à maison (la québécoise).
M'attendent : une couverture orange, un beau manteau noir, de la tisane aux fruits rouges, mon appareil photo Tennessee, une fête d'Halloween, ma petite poêle à pancakes, des patins à glace, et enfin, enfin le québécois de mon coeur !!
A bientôt pour le récit de mes aventures... de l'autre côté !
M'attendent : une couverture orange, un beau manteau noir, de la tisane aux fruits rouges, mon appareil photo Tennessee, une fête d'Halloween, ma petite poêle à pancakes, des patins à glace, et enfin, enfin le québécois de mon coeur !!
A bientôt pour le récit de mes aventures... de l'autre côté !
lundi 20 octobre 2008
Choper la Jasette
Ces dernières semaine le centre de gravité de mes déplacements s'est tourné vers la Lorraine, restons-y encore un peu, avant le grand saut de l'Atlantique.
Voici un blog fort sympathique, tenu par l'Association Lorraine Québec, assez dynamique apparemment. Le sex appeal des Québécois en France n'est pas démenti ici, c'est bien connu que les Français sont gagas des québécois, leur accent, leur gentillesse, etc.
On y parle de tous les trucs à la mode de 2008, le 400e beaucoup, des traditions québécoises aussi comme l'épluchette de blé d'inde - rien de transcendant, mais une manifestation de plus du lien entre lorraine et québec :)
Ce qui est bien, c'est qu'on parle aussi de ce qui se passe en Lorraine - et on y retrouve des activités fort populaires organisées par l'association : non, pas un bingo - une dictée !
Ah c'qu'on s'amuse en Lorraine ! (cliquez là, puis sur le lien dans le post "Poésie vinicole")
C'est le moment, peut-être, d'asséner, en guise de bonne soirée : "Quétane que c'est!"
Voici un blog fort sympathique, tenu par l'Association Lorraine Québec, assez dynamique apparemment. Le sex appeal des Québécois en France n'est pas démenti ici, c'est bien connu que les Français sont gagas des québécois, leur accent, leur gentillesse, etc.
On y parle de tous les trucs à la mode de 2008, le 400e beaucoup, des traditions québécoises aussi comme l'épluchette de blé d'inde - rien de transcendant, mais une manifestation de plus du lien entre lorraine et québec :)
Ce qui est bien, c'est qu'on parle aussi de ce qui se passe en Lorraine - et on y retrouve des activités fort populaires organisées par l'association : non, pas un bingo - une dictée !
Ah c'qu'on s'amuse en Lorraine ! (cliquez là, puis sur le lien dans le post "Poésie vinicole")
C'est le moment, peut-être, d'asséner, en guise de bonne soirée : "Quétane que c'est!"
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jeudi 16 octobre 2008
Les bougons débarquent !
Bonjour !
Alors me voilà toute excitée, plus que 8 petits jours, et me voilà du côté Montréal ! En attendant je suis à l'affût de tout ce qui pourrait se rapporter au Québec. Et bah sa présence en France est assez discrète. Ainsi le journal local d'hier (Le Progrès), a consacré un article en milieu de journal aux élections canadiennes. De façon peu surprenante pour une vision française des choses, l'article prenait l'angle "indien". Laissé-pour-compte, etc. Avec une belle photo d'indigène, pour faire couleur locale. Mouais.
L'événement de la semaine, ce n'était pas l'élection, c'était l'arrivée de l'adaptation française d'une série québécoise à succès, les Bougons (là, sur la photo, c'est les Bougons québécois).

Les Bougons sont une famille d'assistés sociaux (on les appelle les BS au Québec), qui ne travaillent pas, mais vivent d'expédients et de petits coups plus ou moins légaux. En gros, c'est du bâchage total des institutions québécoises et de sa politique sociale. La famille malgré toutes ces énormités, apparaît sympathique, unie - elle reflète les valeurs familiales traditionnelles des séries télé, mais à rebours. Très politiquement incorrect, fin, drôle, et donc éminemment jouissif. Ce fut un énorme succès au Québec, pas étonnant donc que les Français reprennent la recette (si, vous savez, un gars, une fille.. ouais).
Une page complète y était consacrée dans Télé-Loisirs (un des magazines télé le plus lu en France). Ils en font un croisement improbable entre les Simpson et les Groseille (en cliquant sur l'image ci-dessous, elle s'agrandit et vous pouvez lire l'article).
Petits sujets dans les journaux nationaux, cette arrivée ne passe pas inaperçue, mais c'est assez au goût contestataire systématique de mes compatriotes. Si on en a parlé, aussi, c'est que plusieurs dizaines de familles françaises répondant au doux nom de "Bougon" ont porté plainte pour empêhcer cette diffusion. Oui, parce que ce sont des anti-héros (pas sympa! pas sympa!) ce qui change des personnages léchés de la télé. Tiens est-ce que les Groseille ont porté plainte ? Nan ! C'est vrai, cétait il y a plus de 15 ans, et la frilosité ambiante devient assez étouffante. Franchement. Où sont passés l'humour et le second degré ? Est-ce que je vais porter plainte contre Jean Dujardin après avoir vu Brice de Nice ? Même pas. Menfin la plainte a été rejetée, car jugée irrecevable.
Je n'ai pas pu la regarder, malheureusement, pour cause de non-télé. J'ai regardé quelques extraits sur internet, ça a l'air un peu moins drôle que les québécois, mais ça doit être assez divertissant :).
La série dont le slogan est "Travailler moins pour gagner plus" (spécial dédicace, hein ;), a assez bien été reçue, avec 3,3 millions de spectateurs un lundi soir. C'est aussi bien que les diffusions des épisodes de Desperate Housewives sur la même chaîne ! Mais d'autres disent que c'est timide. De toute façon on est jamais d'accord. Une chose est sûre, si vous vous ennuyez vous pouvez toujours le voir en DVD, ou aller voir des extraits de la verison française sur Youtube !
Alors me voilà toute excitée, plus que 8 petits jours, et me voilà du côté Montréal ! En attendant je suis à l'affût de tout ce qui pourrait se rapporter au Québec. Et bah sa présence en France est assez discrète. Ainsi le journal local d'hier (Le Progrès), a consacré un article en milieu de journal aux élections canadiennes. De façon peu surprenante pour une vision française des choses, l'article prenait l'angle "indien". Laissé-pour-compte, etc. Avec une belle photo d'indigène, pour faire couleur locale. Mouais.
L'événement de la semaine, ce n'était pas l'élection, c'était l'arrivée de l'adaptation française d'une série québécoise à succès, les Bougons (là, sur la photo, c'est les Bougons québécois).

Les Bougons sont une famille d'assistés sociaux (on les appelle les BS au Québec), qui ne travaillent pas, mais vivent d'expédients et de petits coups plus ou moins légaux. En gros, c'est du bâchage total des institutions québécoises et de sa politique sociale. La famille malgré toutes ces énormités, apparaît sympathique, unie - elle reflète les valeurs familiales traditionnelles des séries télé, mais à rebours. Très politiquement incorrect, fin, drôle, et donc éminemment jouissif. Ce fut un énorme succès au Québec, pas étonnant donc que les Français reprennent la recette (si, vous savez, un gars, une fille.. ouais).
Une page complète y était consacrée dans Télé-Loisirs (un des magazines télé le plus lu en France). Ils en font un croisement improbable entre les Simpson et les Groseille (en cliquant sur l'image ci-dessous, elle s'agrandit et vous pouvez lire l'article).

Petits sujets dans les journaux nationaux, cette arrivée ne passe pas inaperçue, mais c'est assez au goût contestataire systématique de mes compatriotes. Si on en a parlé, aussi, c'est que plusieurs dizaines de familles françaises répondant au doux nom de "Bougon" ont porté plainte pour empêhcer cette diffusion. Oui, parce que ce sont des anti-héros (pas sympa! pas sympa!) ce qui change des personnages léchés de la télé. Tiens est-ce que les Groseille ont porté plainte ? Nan ! C'est vrai, cétait il y a plus de 15 ans, et la frilosité ambiante devient assez étouffante. Franchement. Où sont passés l'humour et le second degré ? Est-ce que je vais porter plainte contre Jean Dujardin après avoir vu Brice de Nice ? Même pas. Menfin la plainte a été rejetée, car jugée irrecevable.
Je n'ai pas pu la regarder, malheureusement, pour cause de non-télé. J'ai regardé quelques extraits sur internet, ça a l'air un peu moins drôle que les québécois, mais ça doit être assez divertissant :).
La série dont le slogan est "Travailler moins pour gagner plus" (spécial dédicace, hein ;), a assez bien été reçue, avec 3,3 millions de spectateurs un lundi soir. C'est aussi bien que les diffusions des épisodes de Desperate Housewives sur la même chaîne ! Mais d'autres disent que c'est timide. De toute façon on est jamais d'accord. Une chose est sûre, si vous vous ennuyez vous pouvez toujours le voir en DVD, ou aller voir des extraits de la verison française sur Youtube !
samedi 11 octobre 2008
Automne meusien
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jeudi 9 octobre 2008
Automne d'Azur - 3 - (îles)
Prise dans l'emballement de la semaine, je n'ai pas eu le temps de clore la trilogie du week-end dernier sur la Côte-d'Azur. Le dimanche, nous avons fait un saut de puce de Juan-les-Pins à Cannes, ville de bord de mer, tout ce qu'il y a de plus banal tout en restant bien sûr joli, avec ses petites rues pavées, son vieux port,
et ses hôtels de luxe le long de la fameuse Croisette, séparés par une tripotée de magasin de luxe eux aussi. Les boutiques et bâtisses, sont séparés de la promenade bétonnée et pleine de palmiers, par une route très passante. En ajoutant plein de gens dans tous les sens, et plein de lunettes de soleil (et le soleil), on a un bon aperçu de Cannes.
D'ailleurs, on est allés faire un tour dans la ville au retour de la promenade dans les îles. On est montés en voiture dans des quartiers aux noms évocateurs "Californie", "San Francisco" ; une plage à côté de Cannes, d'ailleurs, se nommait modestement "Palm Beach". On voyait le nom en gros, depuis le bateau. Le haut de la ville est colonisé par des villas blanches immaculées et des jardins luxuriants, des résidences avec vue, et des petites routes sinueuses dans un dédale à flanc de colline.
Prendre le traversier, ça fait toujours quelque chose. Etre sur l'eau n'est pas une sensation familière pour la fille de la campagne que je suis. Je regarde donc les vagues avec des yeux ronds, l'écume soulevée par le bateau, les voiliers qui passent, le port qui s'éloigne, je jauge les mouvements du bateau, je regarde la côte au loin. Ca me rappelle aussi les autres traversiers que j'ai pris. Le dernier était celui pour aller à l'Ile-aux-Coudres cet été, alors que Sigur Ros planait dans la voiture.. Je me rends compte maintenant que presque tous mes voyages ont été traversés par un traversier ; que j'aimais les petites îles !
L'île de dimanche, j'avais envie d'y mettre le pied depuis plusieurs années déjà. C'est là que je voulais aller en finissant ma prépa ; ou pour un court week-end de vacances. L'île Saint-Honorat, où n'habitent que vingt-cinq moines dans l'abbaye de Lérins. Une île où les moines se sont installés dès le 5e siècle ! qui a servi de tête de pont à l'extension des bénédictins en France, à l'influence prestigieuse, toute une île sauvage avec des moines et un monastère fortifié !
Les îles de Lérins se trouvent devant Cannes. L'île Sainte-Marguerite est la plus proche, la plus grande aussi. Elle regarde la côté et les gens aiment venir flâner sur ses plages et ses chemins. L'île Saint-Honorat, elle, regarde la large. Elle est petite (20 minutes de marche pour la faire en longueur en ligne droite), fortifiée. En arrivant, on voit tout de suite que le petit doigt de mer entre les deux îles sert de mouillage aux bateaux de plaisance (blancs, bien sûr ; s'ils pouvaient, ils auraient des lunettes de soleil eux aussi).
Autant pour la calme monastique : en débarquant, on tombe tout de suite sur le restaurant, avec une grande aire ouverte sur la mer transparente et turquoise.
Les serveurs, moins habillés que vous et moi les dimanches de mariage, le blanc de leur torchon plus blanc que blanc, des chaises et des tables en bois sombre, le tout abrité par un long toit de branches fines tressées, des palmiers, du sable pour reposer ses pieds dans le coin lounge. Des parasols, blancs, aussi. Voilà pour la simplicité frugale monastique.
On mange un sandwich acheté au snack, un minuscule comptoir non indiqué, perdu sur le mur latéral du restaurant, caché aux yeux des formes alanguies sous les tresses de branchage. Une sorte de terrasse avec une sorte de auvent, quelques grandes tables de pique-nique et des bancs branlants dignes d'une buvette de fête du village, font office de terrasse pour manger notre sandwich. Bien sûr, de là, on ne voit pas la mer, on ne voit que quelques oliviers et palmiers, et le coin de la terrasse de luxe.
Une fois nos estomacs contentés, on se promène.
Tout de suite, on retourne voir la mer, turquoise, du sable au fond, des ondulations de lumière, le scintillement, les rochers où sautiller en admirant le paysage.
Au passage, on a appris ce que signifiait l'expression "tirer à boulets rouges". L'île, à chaque pointe, possède un four à boulet (photo ci-dessous). Le principe du boulet rouge est le même que celui de la flèche enflammée : on fait chauffer le boulet dans le four avec de grandes pinces à boulets, puis on tire les boulets rougis direct au canon. Ce devait faire mal.
Un chemin fait le tour de l'île. L'intérieur, est occupé par 5 chapelles (toutes fermées), des pinèdes, des vignes, qui fournissent le célèbre vin de Lérins. Du vin à 50 euros la bouteille. J'aurais bien voulu vous faire goûter, mais en réfléchissant que 10 bouteilles ça fait un aller-retour Lyon-Montréal, je me suis dit que l'eau, la coca, le pastis, la bière, le cidre, le vin surmuri meusien, c'était bien aussi. Une chose est sûre, les moines ont le sens du commerce et une bonne capacité à tirer profit de leurs possessions. L'île est une destination appréciée. On y vient en famille le dimanche, pour se balader en maillot de bain, pique-niquer sous les statues, manger du poisson. En soi c'est une activité tout à fait plaisante, simplement le discours de base des moines est le silence, le respect de blablabla soyez habillés blablabla, mais ils ont des installations pour touristes, simplement. Ils font hôtellerie aussi, d'ailleurs un groupe de jeunes ados italiens très bruyants et pas franchement pénétrés par le recueillement d'une retraite spirituelle s'est précicpité sous notre nez dans le bateau de retour.
Le monastère actuel,
est entouré de hauts palmiers, de fleurs, de cactus, de vignes.
C'est très beau, très hollywoodien.
La boutique souvenir est là, directement en face du visiteur qui arrive sur le site. A l'entrée, on longe le réfectoire, arches et colonnes, statues ; rien qui rappelle les cisterciens.
Puis une fois passé l'arc de triomphe qui sépare les bâtiments de vie des bâtiments spirituels, une allée de palmiers conduit à une église. L'église, enfin, montre dans toute sa sobriété, son épurement, son silence, qu'on est bien dans un monastère cistercien. Les stalles de bois sombre, immobiles, attendent les moines.
D'ailleurs, on est allés faire un tour dans la ville au retour de la promenade dans les îles. On est montés en voiture dans des quartiers aux noms évocateurs "Californie", "San Francisco" ; une plage à côté de Cannes, d'ailleurs, se nommait modestement "Palm Beach". On voyait le nom en gros, depuis le bateau. Le haut de la ville est colonisé par des villas blanches immaculées et des jardins luxuriants, des résidences avec vue, et des petites routes sinueuses dans un dédale à flanc de colline.
Prendre le traversier, ça fait toujours quelque chose. Etre sur l'eau n'est pas une sensation familière pour la fille de la campagne que je suis. Je regarde donc les vagues avec des yeux ronds, l'écume soulevée par le bateau, les voiliers qui passent, le port qui s'éloigne, je jauge les mouvements du bateau, je regarde la côte au loin. Ca me rappelle aussi les autres traversiers que j'ai pris. Le dernier était celui pour aller à l'Ile-aux-Coudres cet été, alors que Sigur Ros planait dans la voiture.. Je me rends compte maintenant que presque tous mes voyages ont été traversés par un traversier ; que j'aimais les petites îles !
L'île de dimanche, j'avais envie d'y mettre le pied depuis plusieurs années déjà. C'est là que je voulais aller en finissant ma prépa ; ou pour un court week-end de vacances. L'île Saint-Honorat, où n'habitent que vingt-cinq moines dans l'abbaye de Lérins. Une île où les moines se sont installés dès le 5e siècle ! qui a servi de tête de pont à l'extension des bénédictins en France, à l'influence prestigieuse, toute une île sauvage avec des moines et un monastère fortifié !
Les îles de Lérins se trouvent devant Cannes. L'île Sainte-Marguerite est la plus proche, la plus grande aussi. Elle regarde la côté et les gens aiment venir flâner sur ses plages et ses chemins. L'île Saint-Honorat, elle, regarde la large. Elle est petite (20 minutes de marche pour la faire en longueur en ligne droite), fortifiée. En arrivant, on voit tout de suite que le petit doigt de mer entre les deux îles sert de mouillage aux bateaux de plaisance (blancs, bien sûr ; s'ils pouvaient, ils auraient des lunettes de soleil eux aussi).
On mange un sandwich acheté au snack, un minuscule comptoir non indiqué, perdu sur le mur latéral du restaurant, caché aux yeux des formes alanguies sous les tresses de branchage. Une sorte de terrasse avec une sorte de auvent, quelques grandes tables de pique-nique et des bancs branlants dignes d'une buvette de fête du village, font office de terrasse pour manger notre sandwich. Bien sûr, de là, on ne voit pas la mer, on ne voit que quelques oliviers et palmiers, et le coin de la terrasse de luxe.
Une fois nos estomacs contentés, on se promène.
Le monastère actuel,
Face au large, un monastère fortifié se fait encore lécher par les vagues vagues méditerranéennes.
Il a la forme d'une haute tour carrée, en ruines, sans rien à l'intérieur que les murs, le sol de terre battue, et quelques chaises de velours vert éventrées abandonnées dans une salle voûtée.
Un cloître roman (XII-XIVe s.), fait office d'atrium. Un deuxième le surmonte, à l'étage supérieur. C'est beau, on regarde, l'île, la mer, la transparence du fonds par les fenêtres, meurtrières, dans les ouvertures des machicoulis.
Tout en haut, le vent du large, la mer, le ciel, l'azur...
lundi 6 octobre 2008
Automne azuréen -2- (Terres et rochers)
Après cette balade en bord de mer, j'ai eu envie de retrouver un peu la terre ferme, les villages dans les collines qui annoncent déjà les Alpes. Direction : Saint-Paul-de-Vence, village fortifié au nord de Cagnes-sur-mer, réputé être un des plus beaux villages de France. C'est vrai qu'il ressemble à l'idée du vieux village médiéval qu'on pourrait avoir, perché sur sa colline escarpée, fortifié, tout en pierres,
petites rues sinueuses,
escaliers, vieilles maisons à lierre et pignons, placettes aux fontaines claires.
La ballade est très agréable, sauf que le village ressemble à une coquille vide, peu de traces d'habitation réelle dans les maisons une fois passés les remparts. Avant c'est autres choses : une grande place bordée du "Café de la place" et de platanes accueille les joueurs de pétanque du dimanche, qui se laissent prendre en photo par les groupes de touristes avides de clichés et de sensations "vraies".
A l'intérieur du village, les maisons abritent au choix : des restaurants, des glaciers, des boutiques souvenirs, des cafés,
un vendeur de vin, et surtout, partout, tous les deux mètres, des galeries d'arts, par dizaines, de tous les styles, de toutes les couleurs, de tous les prix. L'ensemble respire l'argent, l'art dans toute sa splendeur marchande.
Il faut dire que le village a accueilli nombre d'artistes depuis les années 1920 (me dit le site internet de Saint-Paul) : la liste est si longue qu'on n'égrène plus que les syllabes des peintres sans plus les distinguer les uns des autres : "Matisse, Soutine, Chagall, Renoir, Signac, Modigliani, Dufy, mais également des écrivains tels que Gide, Giono, Cocteau, Prévert, puis plus tard des cinéastes et scénaristes : Clouzot, Cayatte, Audiard… ainsi que des stars françaises et internationales : Yves Montand, Lino Ventura, Simone Signoret, Romy Schneider, Roger Moore, Tony Curtis…".
Avec un tel héritage, pas étonnant que se concentrent là, dans cet écrin tout trouvé des galleristes ayant pignon sur rue. Le tout transforme le village en gallerie géante, comme tout ce qui se trouve dans la région de toute façon. A noter dans le parking souterrain et public, on étaient paerçues une jaguar, une porsche, et surtout une Rolls Royce toute emballée dans une housse en tissu (sans doute pour qu'elle ne prenne pas la poussière), surmontée du célèbre "RR". C'était assez impressionnant, et la promenade fut très plaisante au final.
Après avoir admiré la vue
et emprunté toutes les rues, nous sommes allés faire un tour à Monaco. C'est effectivement un gros rocher, avec de grosses maisons plus italianisantes qu'haussmaniennes.
Le jour tombait, Monaco était déserte. On se serait cru dans un décor de cinéma abandonné.
La vue sur la principauté (Monaco, Monte Carle, Fontvieille) est assez impressionnante : les immeubles s'entassent, toujours plus haut, créant une impression de verticalité et de concentration assez incroyable.
Le port, évidemment est rempli de yacht de luxe.
Personnellement j'ai été contente d'y aller, pour voir à quoi ça ressemblait, mais la ville ne m'a pas fait vraiment d'effet. Le palais est une grande bâtisse, on ne se sent pas particulièrement à l'aise à cet endroit.
Par contre, j'ai été très impressionnée en passant devant le casino de Monte Carlo, vers les huit heures du soir. C'est l'heure où tout le monde arrive, et les voitures les plus merveilleuses s'alignaient devant l'entrée scintillant. Un voiturier était en train de garer une porsche, à côté des Mercedes, Aston Martin, Lamborghini, rolls Royc et j'en passe. C'était comme dans James Bond.
Enfin tout prend une sorte d'irréalité que la mer mouvante et scintillante ne contribue pas à fixer.. Très intéressant.
petites rues sinueuses,
escaliers, vieilles maisons à lierre et pignons, placettes aux fontaines claires.
La ballade est très agréable, sauf que le village ressemble à une coquille vide, peu de traces d'habitation réelle dans les maisons une fois passés les remparts. Avant c'est autres choses : une grande place bordée du "Café de la place" et de platanes accueille les joueurs de pétanque du dimanche, qui se laissent prendre en photo par les groupes de touristes avides de clichés et de sensations "vraies".
A l'intérieur du village, les maisons abritent au choix : des restaurants, des glaciers, des boutiques souvenirs, des cafés,
un vendeur de vin, et surtout, partout, tous les deux mètres, des galeries d'arts, par dizaines, de tous les styles, de toutes les couleurs, de tous les prix. L'ensemble respire l'argent, l'art dans toute sa splendeur marchande.
Il faut dire que le village a accueilli nombre d'artistes depuis les années 1920 (me dit le site internet de Saint-Paul) : la liste est si longue qu'on n'égrène plus que les syllabes des peintres sans plus les distinguer les uns des autres : "Matisse, Soutine, Chagall, Renoir, Signac, Modigliani, Dufy, mais également des écrivains tels que Gide, Giono, Cocteau, Prévert, puis plus tard des cinéastes et scénaristes : Clouzot, Cayatte, Audiard… ainsi que des stars françaises et internationales : Yves Montand, Lino Ventura, Simone Signoret, Romy Schneider, Roger Moore, Tony Curtis…".Avec un tel héritage, pas étonnant que se concentrent là, dans cet écrin tout trouvé des galleristes ayant pignon sur rue. Le tout transforme le village en gallerie géante, comme tout ce qui se trouve dans la région de toute façon. A noter dans le parking souterrain et public, on étaient paerçues une jaguar, une porsche, et surtout une Rolls Royce toute emballée dans une housse en tissu (sans doute pour qu'elle ne prenne pas la poussière), surmontée du célèbre "RR". C'était assez impressionnant, et la promenade fut très plaisante au final.
Après avoir admiré la vue
et emprunté toutes les rues, nous sommes allés faire un tour à Monaco. C'est effectivement un gros rocher, avec de grosses maisons plus italianisantes qu'haussmaniennes.
Le jour tombait, Monaco était déserte. On se serait cru dans un décor de cinéma abandonné.
La vue sur la principauté (Monaco, Monte Carle, Fontvieille) est assez impressionnante : les immeubles s'entassent, toujours plus haut, créant une impression de verticalité et de concentration assez incroyable.
Le port, évidemment est rempli de yacht de luxe.
Personnellement j'ai été contente d'y aller, pour voir à quoi ça ressemblait, mais la ville ne m'a pas fait vraiment d'effet. Le palais est une grande bâtisse, on ne se sent pas particulièrement à l'aise à cet endroit.
Par contre, j'ai été très impressionnée en passant devant le casino de Monte Carlo, vers les huit heures du soir. C'est l'heure où tout le monde arrive, et les voitures les plus merveilleuses s'alignaient devant l'entrée scintillant. Un voiturier était en train de garer une porsche, à côté des Mercedes, Aston Martin, Lamborghini, rolls Royc et j'en passe. C'était comme dans James Bond.Enfin tout prend une sorte d'irréalité que la mer mouvante et scintillante ne contribue pas à fixer.. Très intéressant.
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