jeudi 23 octobre 2008

Le Grand Saut

C'est demain le début du voyage, prendre le bus, puis l'avion, puis encore l'avion, puis le bus, puis le train, puis le métro, puis une petite marche et enfin arriver à maison (la québécoise).
M'attendent : une couverture orange, un beau manteau noir, de la tisane aux fruits rouges, mon appareil photo Tennessee, une fête d'Halloween, ma petite poêle à pancakes, des patins à glace, et enfin, enfin le québécois de mon coeur !!
A bientôt pour le récit de mes aventures... de l'autre côté !

lundi 20 octobre 2008

Choper la Jasette

Ces dernières semaine le centre de gravité de mes déplacements s'est tourné vers la Lorraine, restons-y encore un peu, avant le grand saut de l'Atlantique.
Voici un blog fort sympathique, tenu par l'Association Lorraine Québec, assez dynamique apparemment. Le sex appeal des Québécois en France n'est pas démenti ici, c'est bien connu que les Français sont gagas des québécois, leur accent, leur gentillesse, etc.
On y parle de tous les trucs à la mode de 2008, le 400e beaucoup, des traditions québécoises aussi comme l'épluchette de blé d'inde - rien de transcendant, mais une manifestation de plus du lien entre lorraine et québec :)
Ce qui est bien, c'est qu'on parle aussi de ce qui se passe en Lorraine - et on y retrouve des activités fort populaires organisées par l'association : non, pas un bingo - une dictée !

Ah c'qu'on s'amuse en Lorraine ! (cliquez là, puis sur le lien dans le post "Poésie vinicole")
C'est le moment, peut-être, d'asséner, en guise de bonne soirée : "Quétane que c'est!"

jeudi 16 octobre 2008

Les bougons débarquent !

Bonjour !
Alors me voilà toute excitée, plus que 8 petits jours, et me voilà du côté Montréal ! En attendant je suis à l'affût de tout ce qui pourrait se rapporter au Québec. Et bah sa présence en France est assez discrète. Ainsi le journal local d'hier (Le Progrès), a consacré un article en milieu de journal aux élections canadiennes. De façon peu surprenante pour une vision française des choses, l'article prenait l'angle "indien". Laissé-pour-compte, etc. Avec une belle photo d'indigène, pour faire couleur locale. Mouais.
L'événement de la semaine, ce n'était pas l'élection, c'était l'arrivée de l'adaptation française d'une série québécoise à succès, les Bougons (là, sur la photo, c'est les Bougons québécois).


Les Bougons sont une famille d'assistés sociaux (on les appelle les BS au Québec), qui ne travaillent pas, mais vivent d'expédients et de petits coups plus ou moins légaux. En gros, c'est du bâchage total des institutions québécoises et de sa politique sociale. La famille malgré toutes ces énormités, apparaît sympathique, unie - elle reflète les valeurs familiales traditionnelles des séries télé, mais à rebours. Très politiquement incorrect, fin, drôle, et donc éminemment jouissif. Ce fut un énorme succès au Québec, pas étonnant donc que les Français reprennent la recette (si, vous savez, un gars, une fille.. ouais).
Une page complète y était consacrée dans Télé-Loisirs (un des magazines télé le plus lu en France). Ils en font un croisement improbable entre les Simpson et les Groseille (en cliquant sur l'image ci-dessous, elle s'agrandit et vous pouvez lire l'article).
Petits sujets dans les journaux nationaux, cette arrivée ne passe pas inaperçue, mais c'est assez au goût contestataire systématique de mes compatriotes. Si on en a parlé, aussi, c'est que plusieurs dizaines de familles françaises répondant au doux nom de "Bougon" ont porté plainte pour empêhcer cette diffusion. Oui, parce que ce sont des anti-héros (pas sympa! pas sympa!) ce qui change des personnages léchés de la télé. Tiens est-ce que les Groseille ont porté plainte ? Nan ! C'est vrai, cétait il y a plus de 15 ans, et la frilosité ambiante devient assez étouffante. Franchement. Où sont passés l'humour et le second degré ? Est-ce que je vais porter plainte contre Jean Dujardin après avoir vu Brice de Nice ? Même pas. Menfin la plainte a été rejetée, car jugée irrecevable.

Je n'ai pas pu la regarder, malheureusement, pour cause de non-télé. J'ai regardé quelques extraits sur internet, ça a l'air un peu moins drôle que les québécois, mais ça doit être assez divertissant :).

La série dont le slogan est "Travailler moins pour gagner plus" (spécial dédicace, hein ;), a assez bien été reçue, avec 3,3 millions de spectateurs un lundi soir. C'est aussi bien que les diffusions des épisodes de Desperate Housewives sur la même chaîne ! Mais d'autres disent que c'est timide. De toute façon on est jamais d'accord. Une chose est sûre, si vous vous ennuyez vous pouvez toujours le voir en DVD, ou aller voir des extraits de la verison française sur Youtube !

samedi 11 octobre 2008

Automne meusien

Ok, ces photos sont poches
:)


1. Automne écorné
pour pommes fanées




2. Automne vermeilleux
pour pommes rubicondes




3. Ombre rasante
sur feuilles jonchantes



jeudi 9 octobre 2008

Automne d'Azur - 3 - (îles)

Prise dans l'emballement de la semaine, je n'ai pas eu le temps de clore la trilogie du week-end dernier sur la Côte-d'Azur. Le dimanche, nous avons fait un saut de puce de Juan-les-Pins à Cannes, ville de bord de mer, tout ce qu'il y a de plus banal tout en restant bien sûr joli, avec ses petites rues pavées, son vieux port, et ses hôtels de luxe le long de la fameuse Croisette, séparés par une tripotée de magasin de luxe eux aussi. Les boutiques et bâtisses, sont séparés de la promenade bétonnée et pleine de palmiers, par une route très passante. En ajoutant plein de gens dans tous les sens, et plein de lunettes de soleil (et le soleil), on a un bon aperçu de Cannes.
D'ailleurs, on est allés faire un tour dans la ville au retour de la promenade dans les îles. On est montés en voiture dans des quartiers aux noms évocateurs "Californie", "San Francisco" ; une plage à côté de Cannes, d'ailleurs, se nommait modestement "Palm Beach". On voyait le nom en gros, depuis le bateau. Le haut de la ville est colonisé par des villas blanches immaculées et des jardins luxuriants, des résidences avec vue, et des petites routes sinueuses dans un dédale à flanc de colline.
Prendre le traversier, ça fait toujours quelque chose. Etre sur l'eau n'est pas une sensation familière pour la fille de la campagne que je suis. Je regarde donc les vagues avec des yeux ronds, l'écume soulevée par le bateau, les voiliers qui passent, le port qui s'éloigne, je jauge les mouvements du bateau, je regarde la côte au loin. Ca me rappelle aussi les autres traversiers que j'ai pris. Le dernier était celui pour aller à l'Ile-aux-Coudres cet été, alors que Sigur Ros planait dans la voiture.. Je me rends compte maintenant que presque tous mes voyages ont été traversés par un traversier ; que j'aimais les petites îles !
L'île de dimanche, j'avais envie d'y mettre le pied depuis plusieurs années déjà. C'est là que je voulais aller en finissant ma prépa ; ou pour un court week-end de vacances. L'île Saint-Honorat, où n'habitent que vingt-cinq moines dans l'abbaye de Lérins. Une île où les moines se sont installés dès le 5e siècle ! qui a servi de tête de pont à l'extension des bénédictins en France, à l'influence prestigieuse, toute une île sauvage avec des moines et un monastère fortifié !

Les îles de Lérins se trouvent devant Cannes. L'île Sainte-Marguerite est la plus proche, la plus grande aussi. Elle regarde la côté et les gens aiment venir flâner sur ses plages et ses chemins. L'île Saint-Honorat, elle, regarde la large. Elle est petite (20 minutes de marche pour la faire en longueur en ligne droite), fortifiée. En arrivant, on voit tout de suite que le petit doigt de mer entre les deux îles sert de mouillage aux bateaux de plaisance (blancs, bien sûr ; s'ils pouvaient, ils auraient des lunettes de soleil eux aussi). Autant pour la calme monastique : en débarquant, on tombe tout de suite sur le restaurant, avec une grande aire ouverte sur la mer transparente et turquoise. Les serveurs, moins habillés que vous et moi les dimanches de mariage, le blanc de leur torchon plus blanc que blanc, des chaises et des tables en bois sombre, le tout abrité par un long toit de branches fines tressées, des palmiers, du sable pour reposer ses pieds dans le coin lounge. Des parasols, blancs, aussi. Voilà pour la simplicité frugale monastique.
On mange un sandwich acheté au snack, un minuscule comptoir non indiqué, perdu sur le mur latéral du restaurant, caché aux yeux des formes alanguies sous les tresses de branchage. Une sorte de terrasse avec une sorte de auvent, quelques grandes tables de pique-nique et des bancs branlants dignes d'une buvette de fête du village, font office de terrasse pour manger notre sandwich. Bien sûr, de là, on ne voit pas la mer, on ne voit que quelques oliviers et palmiers, et le coin de la terrasse de luxe.
Une fois nos estomacs contentés, on se promène. Tout de suite, on retourne voir la mer, turquoise, du sable au fond, des ondulations de lumière, le scintillement, les rochers où sautiller en admirant le paysage. Au passage, on a appris ce que signifiait l'expression "tirer à boulets rouges". L'île, à chaque pointe, possède un four à boulet (photo ci-dessous). Le principe du boulet rouge est le même que celui de la flèche enflammée : on fait chauffer le boulet dans le four avec de grandes pinces à boulets, puis on tire les boulets rougis direct au canon. Ce devait faire mal.
Un chemin fait le tour de l'île. L'intérieur, est occupé par 5 chapelles (toutes fermées), des pinèdes, des vignes, qui fournissent le célèbre vin de Lérins. Du vin à 50 euros la bouteille. J'aurais bien voulu vous faire goûter, mais en réfléchissant que 10 bouteilles ça fait un aller-retour Lyon-Montréal, je me suis dit que l'eau, la coca, le pastis, la bière, le cidre, le vin surmuri meusien, c'était bien aussi. Une chose est sûre, les moines ont le sens du commerce et une bonne capacité à tirer profit de leurs possessions. L'île est une destination appréciée. On y vient en famille le dimanche, pour se balader en maillot de bain, pique-niquer sous les statues, manger du poisson. En soi c'est une activité tout à fait plaisante, simplement le discours de base des moines est le silence, le respect de blablabla soyez habillés blablabla, mais ils ont des installations pour touristes, simplement. Ils font hôtellerie aussi, d'ailleurs un groupe de jeunes ados italiens très bruyants et pas franchement pénétrés par le recueillement d'une retraite spirituelle s'est précicpité sous notre nez dans le bateau de retour.
Le monastère actuel, est entouré de hauts palmiers, de fleurs, de cactus, de vignes. C'est très beau, très hollywoodien. La boutique souvenir est là, directement en face du visiteur qui arrive sur le site. A l'entrée, on longe le réfectoire, arches et colonnes, statues ; rien qui rappelle les cisterciens. Puis une fois passé l'arc de triomphe qui sépare les bâtiments de vie des bâtiments spirituels, une allée de palmiers conduit à une église. L'église, enfin, montre dans toute sa sobriété, son épurement, son silence, qu'on est bien dans un monastère cistercien. Les stalles de bois sombre, immobiles, attendent les moines.
Face au large, un monastère fortifié se fait encore lécher par les vagues vagues méditerranéennes. Il a la forme d'une haute tour carrée, en ruines, sans rien à l'intérieur que les murs, le sol de terre battue, et quelques chaises de velours vert éventrées abandonnées dans une salle voûtée. Un cloître roman (XII-XIVe s.), fait office d'atrium. Un deuxième le surmonte, à l'étage supérieur. C'est beau, on regarde, l'île, la mer, la transparence du fonds par les fenêtres, meurtrières, dans les ouvertures des machicoulis. Tout en haut, le vent du large, la mer, le ciel, l'azur...

lundi 6 octobre 2008

Automne azuréen -2- (Terres et rochers)

Après cette balade en bord de mer, j'ai eu envie de retrouver un peu la terre ferme, les villages dans les collines qui annoncent déjà les Alpes. Direction : Saint-Paul-de-Vence, village fortifié au nord de Cagnes-sur-mer, réputé être un des plus beaux villages de France. C'est vrai qu'il ressemble à l'idée du vieux village médiéval qu'on pourrait avoir, perché sur sa colline escarpée, fortifié, tout en pierres, petites rues sinueuses, escaliers, vieilles maisons à lierre et pignons, placettes aux fontaines claires. La ballade est très agréable, sauf que le village ressemble à une coquille vide, peu de traces d'habitation réelle dans les maisons une fois passés les remparts. Avant c'est autres choses : une grande place bordée du "Café de la place" et de platanes accueille les joueurs de pétanque du dimanche, qui se laissent prendre en photo par les groupes de touristes avides de clichés et de sensations "vraies". A l'intérieur du village, les maisons abritent au choix : des restaurants, des glaciers, des boutiques souvenirs, des cafés, un vendeur de vin, et surtout, partout, tous les deux mètres, des galeries d'arts, par dizaines, de tous les styles, de toutes les couleurs, de tous les prix. L'ensemble respire l'argent, l'art dans toute sa splendeur marchande. Il faut dire que le village a accueilli nombre d'artistes depuis les années 1920 (me dit le site internet de Saint-Paul) : la liste est si longue qu'on n'égrène plus que les syllabes des peintres sans plus les distinguer les uns des autres : "Matisse, Soutine, Chagall, Renoir, Signac, Modigliani, Dufy, mais également des écrivains tels que Gide, Giono, Cocteau, Prévert, puis plus tard des cinéastes et scénaristes : Clouzot, Cayatte, Audiard… ainsi que des stars françaises et internationales : Yves Montand, Lino Ventura, Simone Signoret, Romy Schneider, Roger Moore, Tony Curtis…".
Avec un tel héritage, pas étonnant que se concentrent là, dans cet écrin tout trouvé des galleristes ayant pignon sur rue. Le tout transforme le village en gallerie géante, comme tout ce qui se trouve dans la région de toute façon. A noter dans le parking souterrain et public, on étaient paerçues une jaguar, une porsche, et surtout une Rolls Royce toute emballée dans une housse en tissu (sans doute pour qu'elle ne prenne pas la poussière), surmontée du célèbre "RR". C'était assez impressionnant, et la promenade fut très plaisante au final.

Après avoir admiré la vue et emprunté toutes les rues, nous sommes allés faire un tour à Monaco. C'est effectivement un gros rocher, avec de grosses maisons plus italianisantes qu'haussmaniennes. Le jour tombait, Monaco était déserte. On se serait cru dans un décor de cinéma abandonné. La vue sur la principauté (Monaco, Monte Carle, Fontvieille) est assez impressionnante : les immeubles s'entassent, toujours plus haut, créant une impression de verticalité et de concentration assez incroyable. Le port, évidemment est rempli de yacht de luxe. Personnellement j'ai été contente d'y aller, pour voir à quoi ça ressemblait, mais la ville ne m'a pas fait vraiment d'effet. Le palais est une grande bâtisse, on ne se sent pas particulièrement à l'aise à cet endroit. Par contre, j'ai été très impressionnée en passant devant le casino de Monte Carlo, vers les huit heures du soir. C'est l'heure où tout le monde arrive, et les voitures les plus merveilleuses s'alignaient devant l'entrée scintillant. Un voiturier était en train de garer une porsche, à côté des Mercedes, Aston Martin, Lamborghini, rolls Royc et j'en passe. C'était comme dans James Bond.
Enfin tout prend une sorte d'irréalité que la mer mouvante et scintillante ne contribue pas à fixer.. Très intéressant.

dimanche 5 octobre 2008

L'automne azurien -1- (roman photo)

Partie à la recherche du soleil ce week-end, je l'ai trouvé à Antibes, chez mes amis (que je remercie encore au passage :). L'occasion de redécouvrir la côte, et plus généralement "le sud" (ci-dessous, jolie maison, qui détonne un peu dans le bétonnage massif de la côte à cet endroit). On a beau être en octobre, il fait assez chaud pour se balader en t-shirt, sortir les parasols, se baigner. Ma première balade, le long de la plage de juan-les pins, m'a plongée dans la douloureuse réalité du sud : des gens vieux, trop bronzés et habillés en blanc, avec toujours des lunettes, et le plus souvent un petit chien en accessoire, qui se promène doucement sans se soucier de personne. Les plages privées, avec terrasses, chaises longues et beaux parasols rayés.Le sud se vend sur la beauté du paysage, transformé en terrain de jeu géant et dénaturé pour l'argent, la rutilence, la chair nue. Ce n'est absolument pas une remarque idéologique ou anti-je-sais-pas-quoi, c'est l'impression que ça m'a fait. J'ai été émerveillée par la couleur de l'eau, sa transparence, les arbres, les reflets et le scintillement, mais tout cela ne pouvait être détaché des yachts aux écumes larges, des voitures inimaginable, des moues dédaigneuses, des barbelés à l'entrée des propriétés, des grands immeubles qui s'entassent là où les maisons des milliardaires ne sont pas. J'ai été soulagée de repartir, de revenir dans les terres, retrouver un peu de campagne, de calme, de simplicité, en fait. A Juan-les-Pins, j'ai acheté quelques cartes postales, mais pas de celles-là :
En continuant le long de la côte, on longe une route sinueuse (comme dans James Bond), entre les villas de plus en plus sompteuses et invisibles. Quittée la grande plage, j'assiste à quelques scènes de genre : une vieille toute ratatinée et trop cuite qui fait du sein nue sur un triangle de plage gros comme un mouchoir de poche, juste en dessous de la route et des gazs des pots d'échappement des mercedes et autres porshes ; des enfants qui jouent dans l'eau ; un joli port caché dans une crique, avec des gars velus en marcel qui partent à la pêche, et une vieille qui boit tranquillement son café.
Après ce port, on est obligé de quitter le bord de l'eau, pointe du cap d'Antibes (c'est-à-dire "pointe aux milliardaires) oblige. On pénètre dans les propriétés cachées derrière de hauts murs, qui laissent seulement apercevoir le haut des palmiers. Un calme enchanteur, des pins, des oiseaux, là encore le cliché est trop intense pour ne pas entamer le naturel.Et au bout du chemin, la mer et un sentier littoral, qui serpente dans les rochers, les fleurs et les buissons. On a la mer plein les yeux et les oreilles, on se rassasie tout en regardant où on met les pieds. On rencontre toutes sortes de choses en bord de mer :


Et enfin, tout au bout du chemin : les prémisses d'Antibes.

vendredi 3 octobre 2008

Automne à Lyon

La lumière du matin :
Une des choses que je préfère dans ma chambre, c'est la vue. Dans l'encadrement de la fenêtre, c'est un tel fatras de lignes, superposition de bâtisses, de béton, de tuiles, de briques et d'ardoise. J'aime la petite fenêtre, perdue sur le grand mur blanc, où parfois, le soir, je vois un profil en ombre chinoise. Les ombres des cheminées en rang d'oignon, et le ciel !Le ciel est là !

Les feuilles automnales :