dimanche 5 octobre 2008

L'automne azurien -1- (roman photo)

Partie à la recherche du soleil ce week-end, je l'ai trouvé à Antibes, chez mes amis (que je remercie encore au passage :). L'occasion de redécouvrir la côte, et plus généralement "le sud" (ci-dessous, jolie maison, qui détonne un peu dans le bétonnage massif de la côte à cet endroit). On a beau être en octobre, il fait assez chaud pour se balader en t-shirt, sortir les parasols, se baigner. Ma première balade, le long de la plage de juan-les pins, m'a plongée dans la douloureuse réalité du sud : des gens vieux, trop bronzés et habillés en blanc, avec toujours des lunettes, et le plus souvent un petit chien en accessoire, qui se promène doucement sans se soucier de personne. Les plages privées, avec terrasses, chaises longues et beaux parasols rayés.Le sud se vend sur la beauté du paysage, transformé en terrain de jeu géant et dénaturé pour l'argent, la rutilence, la chair nue. Ce n'est absolument pas une remarque idéologique ou anti-je-sais-pas-quoi, c'est l'impression que ça m'a fait. J'ai été émerveillée par la couleur de l'eau, sa transparence, les arbres, les reflets et le scintillement, mais tout cela ne pouvait être détaché des yachts aux écumes larges, des voitures inimaginable, des moues dédaigneuses, des barbelés à l'entrée des propriétés, des grands immeubles qui s'entassent là où les maisons des milliardaires ne sont pas. J'ai été soulagée de repartir, de revenir dans les terres, retrouver un peu de campagne, de calme, de simplicité, en fait. A Juan-les-Pins, j'ai acheté quelques cartes postales, mais pas de celles-là :
En continuant le long de la côte, on longe une route sinueuse (comme dans James Bond), entre les villas de plus en plus sompteuses et invisibles. Quittée la grande plage, j'assiste à quelques scènes de genre : une vieille toute ratatinée et trop cuite qui fait du sein nue sur un triangle de plage gros comme un mouchoir de poche, juste en dessous de la route et des gazs des pots d'échappement des mercedes et autres porshes ; des enfants qui jouent dans l'eau ; un joli port caché dans une crique, avec des gars velus en marcel qui partent à la pêche, et une vieille qui boit tranquillement son café.
Après ce port, on est obligé de quitter le bord de l'eau, pointe du cap d'Antibes (c'est-à-dire "pointe aux milliardaires) oblige. On pénètre dans les propriétés cachées derrière de hauts murs, qui laissent seulement apercevoir le haut des palmiers. Un calme enchanteur, des pins, des oiseaux, là encore le cliché est trop intense pour ne pas entamer le naturel.Et au bout du chemin, la mer et un sentier littoral, qui serpente dans les rochers, les fleurs et les buissons. On a la mer plein les yeux et les oreilles, on se rassasie tout en regardant où on met les pieds. On rencontre toutes sortes de choses en bord de mer :


Et enfin, tout au bout du chemin : les prémisses d'Antibes.

2 commentaires:

chrlsvrck a dit…

la photo de juan-les-pins est vraiment très bonne!! elle ressemble à une vieille photo d'un documentariste suisse qui avait parcouru les états-unis dans les années 50-60 et dont je perds le nom... mais c'est excellent!

Justine a dit…

Merci beaucoup, ça fait plaisir :) Effectivement ce type de photo me dit quelque chose, mais quoi ? mmh... mystère et boule de gomme !